Skyrock.com
  • ACCUEIL
  • BLOG
  • PROFIL
  • CHAT
  • Musique
  • Sources
  • Vidéos
  • Waka
  • Groupes
  • Cadeaux
  • Facebook
  • Connecte-toi
  • Crée ton blog

  • Blog
  • Profil

Kitty-in-love33

Photo de Kitty-in-love33

Kitty-in-love33

Description :

Ma bulle : mes 3 grumeaux, mes 4 pattes, mon job, mes hobbies et mes copines.

  • Envoyer un message
  • Offrir un cadeau
  • Ajouter à mes amis
  • Bloquer
  • Devenir fan

Ses Honneurs (4)

  • Visit 100
  • Amis 10
  • Com' 100
  • Anniv' 2 ans

» Suite

Son profil

Kitty-in-love3344 ans
TALENCE (33)
France

RSS

Signaler un abus

Infos

  • Création : 01/08/2008 à 00:38
  • Mise à jour : 12/12/2010 à 01:01
  • 1 478 visites
  • 17 visites ce mois
  • 45 articles
  • 111 commentaires
  • 23 amis
  • 3 favoris

Ses archives (45)

  • Alors que l'expo Larry Clark est interdite...
    Aujourd'hui, sujet grave : parce que j'ai...
  • Crise de foi... faites entrer l'accusé!
    []Des années que que je tente...
  • Mes dolls, toutes plumes au vent...
  • DEPECHE toi, c'est plus la MODE...

» Suite

Fan de (3)

  • daivyjonesdaivyjones
    16 ans
    talence - Gironde (33)
    France France
  • hysteriksympatikshysteriksympatiks
    19 ans
    Différentes <3 - Gironde (33)
    France France
  • ragondin33ragondin33
    19 ans
    RAGONDINLAND - Gironde (33)
    France France

Ses amis (23)

  • Le-poisson-GalaanLe-poisson-Galaan
    17 ans
    L'Ocean - Gironde (33)
    France France
  • GalaanunsypatiqueGalaanunsypatique
    16 ans
    La ou tous le mode est ? - Gironde (33)
    France France
  • daivyjonesdaivyjones
    16 ans
    talence - Gironde (33)
    France France
  • TombRaider199TombRaider199
    16 ans
    Talance - Gironde (33)
    France France
  • Galaan-xDGalaan-xD
    17 ans
    Talence - Gironde (33)
    France France
  • Kidtonick12Kidtonick12
    16 ans
    Talance - Gironde (33)
    France France
  • AdelestyleAdelestyle
    27 ans
    Jsuis pas libre alors ne me sa - Moselle (57)
    France France
  • depmodedepmode
    39 ans
    liege
    Belgique Belgique
  • jeunesse-revolutionnairejeunesse-revolutionnaire
    21 ans
    Marseille 02 - Bouches-du-Rhône (13)
    France France
  • BabyT33BabyT33
    28 ans
    Talence (33) - Gironde (33)
    France France
  • rsb-officielrsb-officiel
  • MaryHasAGunMaryHasAGun
    27 ans
    Aix en provence - Bouches-du-Rhône (13)
    France France
  • 16-ans-maman-x316-ans-maman-x3
    19 ans
    luik
    Belgique Belgique
  • style-and-the-ciitystyle-and-the-ciity
  • One-smile-in-the-darkOne-smile-in-the-dark
  • ragondin33ragondin33
    19 ans
    RAGONDINLAND - Gironde (33)
    France France
  • mybobostylemybobostyle
  • hysteriksympatikshysteriksympatiks
    19 ans
    Différentes <3 - Gironde (33)
    France France
  • missmymissmissmymiss
    17 ans
    QuElQuE pArT - Dordogne (24)
    France France
  • lequipe-Skyrocklequipe-Skyrock
    20 ans
    Paris
    France France

» Suite

Liens Skyrock Publicité

Design by Kitty-in-love33

Alors que l'expo Larry Clark est interdite aux mineurs...

Aujourd'hui, sujet grave : parce que j'ai 3 garçons, jeunes, sensibles et bons, je me dois de lutter pour eux contre un fléau terrible qui nuirait à leur vie future, de couple, une vie que je leur souhaite heureuse et sereine avec du respect et de l'attention réciproques. Ce fléau, terrible, imonde, c'est la pornographie.
Je pourrais, n'ayant pas de fille, n'ayant donc pas à craindre que celle ci ne tombe dans cet engrenage, me dire que bof, après tout, pourquoi pas, un film de temps à autre, c'est pas un grand mal et puis c'est bien connu, les acteurs et actrices font un métier aux risques balisés, et puis bon, ils et elles ont l'air d'apprécier...

D'abord la vérité est toute autre. Si les actrices prétendent "aimer" ce qu'elles font, c'est surtout pour être promouvables. Qui irait acheter un film, promu par une actrice en larmes ou affichant clairement le dégoût que lui cause son "art". Les témoignages hors champs sont accablants : les actrices sont obligées d'anesthésier à coups de produits médicaux puissants toutes les parties de leurs corps qui seront sollicitées brutalement, car évidement la brutalité, la bestialiité, sont de mise, font vendre.

Sont elles indifférentes à ce que le scénario leur impose de faire, à savoir devoir "satisfaire" des acteurs qu'elles ne connaissent même pas et qui se relaient pour exécuter leurs performances, comme des automates, des machines?

Sont-elles indemnes après des années d'execices de ce métier? Non, peu s'en faut, leur corps gardent des séquelles ignobles, leurs parties intimes détruites irrémédiablement, certaines sont malades du Sida, d'autres finissent en fauteil roulant, en hopital psychiatrique ou se suicident.

Ce métier les rend elles riches? Non, si l'on en croit un article dans lequel une jeune actrice fait ses comptes et dont il ressort que l'exploitation de son corps à des fins filmographiques ne lui rapporte qu'en gros 600 euros mensuels. Heureusement qu'elle vit chez sa mère et perçoit une allocation qui lui permet de poursuivre ses études. Le producteur, lui, pour ce même film touche le gros lot et roule sur l'or.

Peuvent-elles se réinsérer dans le monde du travail? Ca n'a pas l'air simple si on n'a pas la chance de bénéficier des bonnes protections et de pouvoir finir animatrice télé. Jade, bordelaise, avoue avoir voulu suivre une formation informatique et n'a pas reçu de la part de ses "collègues" un accueil très courtois, puisqu'ils l'ont reconnue et prise donc pour une fille facile, donc pas sérieusement motivée par une formation-retour à l'emploi.
C'est un milieu qui stigmatise, c'est évident.

Une autre, reconnue et prise également pour une fille facile a été violée. Difficile d'être crédible en ce cas, comment porter plainte?

Les acteurs tirent ils mieux leur épingle du jeu? Sans doute, bien que beaucoup soient aussi séropositifs, se droguent pour être plus performants. Mais à moins de trouver une compagne ou un compagnon de vie qui soit du même milieu professionnel, la vie affective, amoureuse est vouée à l'échec. Et alors dans ce cas, on ne peut parler d'intimité exclusive.

La pornographie est elle sans danger? Là non plus, pas moyen de rester sauf, car le visionnage peut devenir compulsif, obsessionnel et perturber l'équilibre psychique, physique et relationnel du consommateur, car la pornographie devient és souvent addictive, surtout si elle est découverte jeune. Les relations sociales sont perturbées, la victime de ce mal cherchant à s'isoler pour assouvir sa pulsion. Puis viennent, la honte, la dépression. Puis tout l'engrenage se met en route et écrase la vie, l'intégrité morale et affective.
La victime s'isole, perd goût à la vie amoureuse, si compliquée, où il faut discuter, partager, échanger, alors que dans les fims, tout est cru, brutal et sans verbiage...

Cette addiction ne peut être traitée que par la consultation d'un psy, l'écoute du conjoint, si le couple existe encore et surtout par le sevrage complet de cette drogue moderne mais nocive.
Lutter est possible : pour protéger nos enfants, pour aider un proche, un conjoint victime de cet addiction, voir ce site http://www.orroz.net/pornoaddict.htm.

Pour lutter contre la diffusion télévisée de ce type de programme; faites parvenir des pétitions auprès de canal +, de votre fournisseur d'accès adsl, refusez que votre téléviseur, votre ordinateur ne deviennent des pièges pour votre famille. Discutez en famille, avec vos collègues, vos amis et partout autour de vous, incitez à refuser que la pornographie ne détruise les liens sociaux, familiaux, ne détruise des vies en exploitant le corps des femmes, en vendant leur humiliation. Sinon demain, votre fille saura-t-elle refuser une célébrité de paccotille, devrez vous la ramasser dans le caniveau? Votre fils saura-t-il respecter les filles, puis saura t il reconnaitre celle qui deviendra une compagne honorable? Votre conjoint saura t-il rester attentif à vous, à l'équilibre de votre couple?

Ceci n'est que ma modeste contribution à la lutte contre la pornographie, d'autres articles sur le web sont bien plus intéressants, explicites, détaillés que le mien, mais aussi plus crus, moins protecteurs. Je souhaite que même sous cet abord simpliste, il puisse aider à faire comprendre ce que ce mal engendre si on n'y prend pas garde...
​ 0 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.243) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le vendredi 08 octobre 2010 12:45

Modifié le lundi 11 octobre 2010 02:41

Crise de foi... faites entrer l'accusé!

[]Des années que que je tente désespérément de continuer de croire en Jéhovah des années que je lutte fiévreusement avec le doute, non pas au sujet de son existence mais à propos de sa légendaire bonté, de son amour inconditionnel et de son pardon salvateur. Pourquoi? Bien voilà, c'est triste à avouer, je ne sais pas. L'impression désagréable d'avoir été manipulée, pas par les hommes mais par l'Eternel lui même et c'est douloureux de se réveiller orpheline.

Manipulée comment ou à propos de quoi?
D'abord un père qui crée ses enfants semblables à lui même mais imparfaits puisqu'en même temps il laisse la tentation s'infiltrer en eux au moyen d'une pomme et d'un serpent. Moi qui suis mère, il ne me viendrait pas à l'idée de punir de mort mes enfants s'ils venaient malgré mes recommandations à toucher quelque chose que j'aurai sciemment laissé à leur portée en sachant qu'ils seraient tentés d'y toucher. Lui, si. De mort, il les a punis, Adam et Eve, ni plus ni moins, chassés comme des galeux à coups de pieds au train, allez hop, du balai, le paradis c'est fini, va mourir...

Où est elle la bonté dans cet acte? Malgré leurs prières, leurs demandes de pardon, l'Eternel est resté aux abonnés absents. Dur le Parfait!

Mais c'est pas fini, pour bien prouver qu'il est capable de pardonner quand même, quelues temps après, il nous envoie un homme, son fils, et ce pauvre bougre, pur comme un agneau lâché au milieu des loups est chargé, après moult inutiles souffrances de racheter les péchés de l'humanité en s'offrant, holocauste vain, par sa mort qui n'a rien racheté du tout, ça se saurait mais qui démontre une fois de plus que la perfection n'est pas soeur de bonté, car sur Terre, chez les hommes, un père qui aurait infligé à son fils unique et aimé (qu'est ce qu'il aurait mangé grave, si tel n'avait pas été le cas!) une mission pareille sans faire cas de sa souffrance, aurait été jugé et condamné à perpétuité pour mauvais traitement infligés à personne vulnérable causé par ascendant, circonstance agravante s'il en est.

Que penser alors du cas Satan, Lucifer pour les intimes qui lui a été ému par la souffrance de Jésus et lui a offert à maintes reprises de soulager sa peine, chaque fois rabroué vertement par ce fils trop digne, qui jamais n'accepta de douter des raisons de son Père, si obscures lui aient elles paru?

Lucifer, le porte-flambeau n'aurait il pas été en vérité la meilleure face de l'amour? Lui connait l'homme, il le connaît parce qu'il lui ressemble frappé comme lui d'imperfection et d'indignité. Jeté sur Terre pour crime d'amour, car c'est bien de cela qu'il s'agit, de son amour passionnel pour l'Eternel, sa jalousie, sa demande d'exclusivité... il a été condamné à fréquenter l'espèce indigne que nous sommes. Frère de l'homme, il en connaît les tourments, il est animé par l'envie, la jalousie, la colère, la passion, l'amour, la douleur, le dégoût et .l'espoir de lendemains meilleurs c'est en ça peut être qu'il apporte la lumière à l'humanité marchant dans l'obscurité de la foi. Il souffle au malheureux, au désespéré que ça suffit, qu'il faut redresser la tête, qu'on est bons, meilleurs que ce qu'Il nous laisse croire, car Lui dans ce merdier, il aurait pas tenu deux minutes, que la perfection est inaccessible et que c'est tant mieux, qu'on doit faire avec ce qu'on est, que profiter du jour n'est pas un péché, qu'on a aucune assurance que demain serait meilleur en fermant aujourd'hui notre coeur au plaisir, qu'il vaut mieux aimer même à tort que d'avoir le coeur sec...

Je ne veux plus être manipulée, mais ne saurais vivre orpheline, j'ai besoin de prier mais aussi et surtout d'être écoutée et entendue. Je crois que le destinataire habituel de mes confidences a rompu depuis des lustres avec nous et que je vais changer d'interlocuteur, faire jouer la concurrence en somme, et c'est normal, en temps de crise... de foi
​ 0 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.243) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le dimanche 12 septembre 2010 10:47

Mes dolls, toutes plumes au vent...

J'ai franchi un pas supplémentaire sur le chemin de la folie verte. Passionnée de jardinage, de mon potager, j'ai succombé à une envie vielle d'au moins 3 décennies : élever des poules.
En effet, je ne m'étais jamais remise du "départ en vacances à la ferme du bonheur" des 2 dernières poules que nous élevions, enfants.

Alors nous avons construit un poulailler au moyen de planches de palettes récupérées, puis avons achetées 2 magnifiques Australorps au plumage noir à reflets métalliques verts, bientôt rejointes par 3 hideuses mais attachantes cou-nus, qui ressemblent à de jeunes vautours.

Un prénom chacune les protège de la menace culinaire. Elles ont pour nom Aglaé, Sidonie, Delphine, Marinette et Zerbinette. Des caractères marqués, Aglaé est la cheftaine, curieuse, intrépide, Sidonie, sociable avec ses cons½urs mais plus réservée auprès de nous, Marinette, cheftaine cou-nu, tolérante avec Zerbinette, Delphine, ridicule et volontiers méchante mais très drôle, maladroite, naïve et enfin Zerbinette, la plus jeune de la tribu, qui pépie plus qu'elle ne caquète, sociable avec nous, méfiante vis à vis de ses colocataires, candide...

Sidonie pond : 9 ½ufs en 10 jours, chôme le samedi. Les autres n'ont pas l'air d'être encore à point. Je ne les nourris que de pâtée végétale que je prépare chaque jour additionnée de maïs concassé et de blé. Mais elles ne renient pas de bonnes pâtes ou une pomme, se régalent d'une tomate ou de chair de melon.

J'en suis raide dingue, ces poules sont mon Prozac...
​ 0 | 3 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.243) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le jeudi 29 juillet 2010 05:47

Modifié le mardi 03 août 2010 02:34

DEPECHE toi, c'est plus la MODE...

C'est ainsi que mon cousin Pierre, musicien lui même, moquait en 83 mon engouement pour les Depeche Mode, persuadé qu'il était que la New Wave n'était qu'une vague, pas même déferlante sur le monde musical. Ben, il s'est mis le doigt dans l'oeil, l'ami Pierrot (na!)...
J'ai passé ces deux derniers jours à regarder en compagnie de Gaëtan, que dis-je, à user le DVD Tourning the Angel, en boucle. Nous en sommes restés pantois, notre faim de DM exacerbée... Dave Gahan, bien qu'amaigri, décharné par l'usure des drogues se révèle sur scène, d'une beauté diabolique, pantin désarticulé, feu follet, elfique, dansant, menant un sabbat d'une énergie incroyable. Messianique, il offre son corps en holocauste, le vidant de son souffle, allant chercher le caverneux de sa voix au fond de ses tripes. Rien n'est feint, ni la sueur qui le trempe, ni la douleur que l'effort creuse sur son visage, figeant son corps parfois au bord du spasme. Il rit aussi, angélique démoniaque, la stature en croix mais le corps en proie à d'érotiques danses. Cet homme ressemble à Bono dans sa démarche quasi martiale,ou féline, mais il a aussi la beauté de Bashung tant dans les traits que dans certains accents de la voix. Martin Gore est là, des ailes noires dans le dos, qui veille sur l'âme damnée de Gahan. Ange gardien ou démon destructeur et manipulateur? Car l'ambivalance est là, sous nos yeux. Strange love en effet que ce lien tissé entre ces deux là. DM est le cadre salvateur de Gahan, mais il s'épuise à porter les textes de Gore qui n'avait pas le charisme nécessaire pour cette lourde tâche. C'est grand, c'est beau, c'est troublant, sombre, désespéré parfois et pourtant pas désespérant. Magnificent, dirait Bono...
​ 0 | 3 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.243) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le vendredi 17 juillet 2009 11:56

Modifié le dimanche 19 juillet 2009 05:04

Le père Serge...

Je suis le Père Serge, de mon identité véritable José Marie Galant, né à Noël 63 dans la Vienne. Ma mère avait eu l'immodeste tentation de me prénommer Jésus ou Emmanuel, mais notre entourage aurait crié au scandale, à la provocation au vu de mon ascendance hasardeuse. Elle vient de me l'avouer au parloir, son beau visage de madone dévasté par la honte et le désespoir de m'avoir enfanté.

Serge, prénom dont la sonorité siffle et claque telle une lanière de cuir sur une peau griffée, luisante de sang et de sueur.

Serge, prénom que j'ai choisi lorsque je suis entré en prêtrise. Père Serge. Ca sonne un peu comme Père Fouettard, non ?

Eh oui, je suis prêtre. Enfin, j'étais prêtre. Destitué, démissionné, révoqué, rejeté, conspué et conchié. Incarcéré.
Et c'est dans cette geôle que je connaîtrai, j'en suis sûr, mes plus beaux tourments, ma plus grande félicité. Je m'offrirai en holocauste aux coups, aux crachats, aux insultes de mes compagnons de cellule. Peut être aurai-je même, mais je n'ose prier Dieu qu'il me l'accorde, le privilège de subir leurs pires coups bas.

Ma mère m'a élevé dans une tendresse peu être un peu excessive, fusionnelle. Une lionne. Fruit d'une semence égarée, je germais en son sein quand des nausées répétitivement matinales lui donnèrent l'assurance épouvantable qu'elle était enceinte. Mon géniteur ayant mis les voiles bien avant la dramatique découverte, ma mère dut épouser un bon bougre, de vingt ans son aîné.

Celui-ci prit comme on dit la vache avec son veau, me donna son nom et me regarda grandir sans m'accorder d'amour, uniquement par piété, je pense, car il était croyant, voyez vous.
J'étais en quelque sorte sa bonne action, celle qui plaiderait en sa faveur au jour dernier lorsque l'Eternel pèsera nos âmes et sondera nos reins. Il tint donc à ce que je fus baptisé puis catéchisé. Et ainsi en fut il. Amen.

Docile, j'étudiais donc sinon avec ferveur, du moins avec délice les récits bibliques ânonnés par une poussive dame patronnesse qui baillait parfois en lisant d'une voix douce et lasse la passion du Christ. Autour de la table, les gosses s'ennuyaient. Ils se pinçaient sournoisement, se filaient des coups de pieds et les victimes souffraient en silence sous les regards admiratifs des fillettes qui chuchotaient entre elles mais feignaient de se pâmer de douleur quand la catéchèse finissait son récit par la crucifixion dont les détails faisaient saliver sa bouche gourmande, les joues rougies par un feu inavouable et les yeux clos sur des délices viciés, la voix langoureuse, une certaine image de la douleur, de la félicité aussi, de piété, je ne sais.

J'accompagnais ma mère à la messe. Je n'aimais pas cette foule endimanchée sentant le propre et l'eau de Cologne, les gorges emperlées, les chignons tirés ou couverts de foulards, les enfants hypocritement angéliques, aux ongles récurés et aux cheveux plaqués de pommade odorante, les filles aux nattes trop sages. Cette assemblée faussement repentie et compassée, obéissant au doigt et à l'½il du prêtre, se levant, s'agenouillant, se rasseyant, chantante ou muette, penchant la tête par feinte humilité m'exaspérait. Chacun prenait son mal en patience avant l'hallali, la curée qui le jetterait, éperdu et pénitent pour recevoir en pâture le corps du Christ.

Je regardais l'autel croulant sous les fleurs et les dorures, les nappes empesées, les couverts sacrés dont usait le prêtre imbécile, prisonnier de sa routinière bacchanale solitaire et j'avais envie d'hurler, de trépigner, de casser, de jeter à terre et de piétiner ces artifices, les conventions, l'abject décor de cette comédie dominicale.
La bouche avide, je me mordais l'intérieur de la joue et avalais goulûment mon sang, me perdant dans la contemplation d'un Christ de plâtre. Son corps émacié, ses plaies sanguinolentes, son visage tout de souffrance et de commisération. Cette vision me brûlait les entrailles, ce Christ de plâtre me semblant le seul vivant, rebelle dans sa quasi-nudité, face à ce troupeau alangui et assoupi. Je n'aimais que lui et il me semblait qu'il ne souffrait que pour moi, m'offrant en silence la beauté de son supplice et j'étais rassasié enfin de ma faim de lui et de son amour pour moi.

J'aurais voulu dérober ce Christ et l'emporter dans ma chambre pour l'adorer, l'adorer encore jusqu'à plus soif.
Pourtant mon goût de la prêtrise ne vient pas que de cette passion de Christ.
Il m'est venu plus tard. J'avais 17 ans et je plaisais aux filles. Elles riaient et chuchotaient sur mon passage, se moquaient effrontément de ma solitude, de ma timidité, de ce qu'elles prenaient pour telle.
En fait, elles me terrorisaient. Leurs gorges palpitantes sous les chemisiers fins me mettaient mal à l'aise. Je ne voyais de ces attributs que la fonction mammaire de l'allaitement et pour ma part j'étais sevré depuis longtemps. Leurs fards, leurs visages trop lisses, leurs chevelures trop soignées, leurs rires artificiels m'indisposaient. Leurs poses affectées, leurs cuisses qui me semblaient de trop redoutables étaux, leurs moiteurs odorantes et le mystère de ces autres zones de leurs corps dont la découpe schématique et physiologique m'avait atterré en classe me donnaient la nausée.

L'une d'elles pourtant, gracile garçon manqué aux allures déglinguées, m'ayant raccompagné un jour jusque chez moi, me ravit en léchant le sang qui perlait à une blessure qu'elle s'était faite au genou en tombant dans la cour. Cette presque animalité me fit perdre la tête et je mordis sa lèvre inférieure teinte du carmin de l'hémoglobine dont elle s'était délectée.

Nous eûmes par jeu une joute sauvage qui nous mena à ce qui aurait du être mon initiation aux plaisirs charnels. Hélas, nu, le garçon manqué redevint femelle, ardente et mutine et la vue de ses pièges impudiquement tendus pour moi me glaça, me figea dans une paralysie affligeante, humiliante.
La fille se moqua de ma prostration et je la frappai sur la bouche pour la faire taire. M'insultant elle se rhabilla aussi vite qu'elle put et quitta la maison en me lançant des invectives senties dont il ressortait que je devais être une pédale, une honteuse, un refoulé...

Je me sentais sali, souillé et l'idée me vint de courir à l'église pour me jeter aux pieds de mon seul aimé, pour laver mon âme meurtrie aux larmes du Sauveur.

La porte de l'église s'ouvrit sur le spectacle inouï du prêtre couché quasi nu sur les dalles, au pied de la statue, le dos zébré de plaies scintillantes, de perles rubis.
J'accourrai auprès de lui, proposant mon secours. Muet, grimaçant un sourire martyrisé, il refusa mon intervention d'un ploiement de sa nuque, rassemblant sur son corps ses vêtements épars, cachant de son mieux ses chairs à vifs.

Devant mon désarroi, il consentit à me laisser le relever, puis entre deux hoquets de douleur, me dit : « L'ascèse a des tourment qu'il convient de châtier ».

Je ne reconnaissais pas en lui la marionnette qui gesticulait chaque dimanche devant l'autel. Je voyais vraiment cet homme pour la première fois. J'humai l'odeur fade du sang, les remugles de sueur et d'urine qui trempait sa chasuble. Sa peau glabre, son torse maigre où un fin moutonnement sombre et duveteux figurait une croix dont la barre transversale courait sur sa poitrine et dont le montant prenait naissance sous sa gorge pour se perdre en direction de son pubis.
J'étais ému. Je comprenais que cet homme pour lequel je n'avais connu que dédain ou mépris était en proie comme moi-même aux affres les plus infernales et qu'il s'était purifié par la souffrance volontaire, se flagellant jusqu'à la perte de connaissance.

Je m'enfuis, effrayé de la tentation de m'abreuver à ses plaies et de les laver de mes larmes comme Madeleine et Marie le firent pour le Christ à sa descente de croix.

Mais je compris que les récits bibliques dispensaient une philosophie que n'eurent pas désavouée Gilles de Rets et Sade. Oui, les recueils sacrés n'étaient pas destinés aux enfants sages. Ils narraient la nécessité de se trouver un père qui sache corriger et punir parfois même mortellement, un père quasi incestueux qui voulait être le seul et l'unique aimé de tout un chacun, un père qui pouvait provoquer l'amour de son enfant en l'agressant physiquement et moralement. Un père que la souffrance et la détresse de ses enfants émouvaient plus que leur sérénité ou leur bonheur.

Je partis faire mes 3 jours dans une caserne à la frontière allemande. Ne faisant pas d'effort particulier pour me montrer sous un jour meilleur, mon laconisme et ma sensibilité excessive firent que l'on m'exempta du service. Je quittai donc la caserne et traversant la frontière j'en profitai pour entreprendre un petit séjour d'étude sur l'holocauste juif à Auschwitz. Je parcourus, fiévreux, les yeux brouillés de larmes, les photos attestant de l'insoutenable. Les corps décharnés, torturés, retrouvant dans leur maigreur la gracilité de l'adolescence flirtant avec la mort, les regards soumis, les bouches ouvertes sur des dents devenues trop grandes dans le déchaussement des gencives, sourires éteints des rescapés des camps de l'horreur.

Je bouillai de rage, mais contre qui, contre quoi ? Je retournai à l'hôtel pour y vomir et y pleurer tout mon saoul. J'inquiétai de ce fait la patronne qui envoya son fils s'enquérir de mon état. Il tenta de me consoler en allemand ce qui eut pour effet de faire redoubler ma colère et me rendit violent. Je le frappai, déchirant dans ma lutte sa chemise sur laquelle s'étoilaient déjà des gouttes de sang. Je lui avais sans doute cassé le nez et sa lèvre était fendue. Il pleurait maintenant à gros sanglots et tout en marmonnant des insultes, je l'apaisai en l'enlaçant. Il en resta pantois et me toisant d'un air tout à coup glorieux, il tenta de m'embrasser. Je dus le mettre à la porte, penaud dans sa chemise en lambeaux.

Il ne s'était pourtant pas mépris sur la fulgurance de mon exaltation mais n'en avait pas perçu la nature. Je n'aurais pas trouvé l'extase en consolant de cette façon un garçon qui avait sans doute exagéré l'importance de son chagrin pour provoquer ma commisération. Je le préférai humilié que consolé. Et aussi, je dois l'avouer, m'être arraché de la sorte à la tentation, pantelant de désir mais victorieux me permit de le mépriser, tel Jésus dans le désert riant de la déconvenue du malin.

Je commençais mon noviciat, à la fierté de ma mère, qui voyait racheté l'honneur que j'avais entaché en venant au monde.

Je n'aimais pas mes comparses. Infatués, timorés, ou d'une jovialité parfois grossière, belliqueux et hypocrites, ils semblaient surtout en quête d'une planque qui les mit à l'abri des nécessités de la vraie vie.
Les pères instructeurs avaient une manière d'enseigner la Bible qui faisaient d'eux des fonctionnaires mesquins de la foi.

Seul un des pères m'inspirait une passion trouble. Mais je n'acceptai pas ses avances, préférant la brûlure d'une passion torturée à force de retenue, à la connivence d'un amant. M'aurait-il permis de connaître la félicité si aisément ? Si oui, un autre l'eut pu tout autant. J'aurais donc perdu l'essentiel en m'emparant d'une proie qui s'offrait d'elle même plutôt que de me délecter de son ombre. J'aimais la frustration. Je trouvais en elle la douleur psychique et j'en martyrisais mon corps en secret.

Je fus enfin ordonné prêtre et je pus quitter le monastère pour éveiller à la foi les pensionnaires d'un centre de redressement. Non, ce n'est pas parmi ces vauriens que je trouvais de quoi me rassasier, les éducateurs faisant déjà pour leur part de gros dégâts en soumettant à leurs folies prédatrices leurs « protégés ».
Confronté au quotidien à la véritable souffrance des corps, à la dépravation la plus sordide, je connaissais enfin la jouissance pure en prodiguant des consolations sans équivoques aux enfants qui venaient à moi. J'étais sincèrement attaché à ces petits et je n'aurais voulu en rien ajouter à leur douleur.

Ce qui est étonnant, c'est que le seul de ces miséreux qui n'ait pas subi la cruauté de ses éducateurs, en raison sans doute de son très jeune âge et de sa difformité, car il était bossu et hideux de visage, fut aussi le seul à m'accuser d'avoir abusé de sa naïveté. Vilain jaloux, je crois. Mais mon Dieu, où donc le vice va-t-il se cacher ?
​ 0 | 1 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.243) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le mardi 02 juin 2009 06:25

Publicité
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • Suivant

Skyrock.com
  • Skyrock

    • Annonceurs
    • Jobs
    • Contact
    • Sources
    • Poster sur mon blog
    • Développeurs
  • Infos

    • Sécurité
    • Conditions
    • Aide
    • Signaler un abus
    • En chiffres
  • Mobile

    • Ton mobile
    • iPhone
    • Android
    • BlackBerry
    • Nokia
    • Samsung Wave
    • Windows Phone
  • Pays

    • International (english)
    • France
    • Canada (français)
    • Belgique (français)
    • Maroc (français)
  • Autres sites

    • Skyrock.fm
    • Tasanté
    • kwest
    • Zipalo
  • Blogs

    • L'équipe Skyrock
    • Honneurs
    • Vidéos
    • Gadgets
    • Newsmusic
    • Thèmes